Chères lectrices et chers lecteurs, vous imaginez que dans ma quête de réponse à cette question mise en exergue là haut sur la bannière de mon blog (« une autre mode est-elle possible ? ») les salons se révèlent un outil d’étude indispensable. Après une journée passée à arpenter les allées du dernier salon Vivre Autrement à Vincennes, l’énigme angoissée que je n’avais pas osé formuler la dernière fois est enfin apparue avec évidence… et là… il faut que je l’expulse : mais où sont passés les djeun’s ? (ouf !)
Certes, j’ai pu observé quelques exposants se situant à l’extrémité inférieure de l’écart-type (très grand tout de même). L’exposant moyen, bien qu’ancien djeun’s révolté et libertaire, ayant converti son activité spirituelle de fumeur de chanvre en zèle économique en initiant une mode vestimentaire nouvelle, a souvent poussé le conformisme jusqu’à fonder une famille. Après le départ du rejeton « conformiste », désireux d’épouser les valeurs consuméristes de notre société, au grand dam de ses parents, le rejeton restant se dit que sa rasta-ragga culture est tout à fait compatible avec le commerce de ses vieux et qu’il s’agit après tout d’un moyen de subsistance. Toutefois, je l’ai observé, il ne poussera pas vraiment son dévouement jusqu’à vendre des machines à jus d’herbes hors de prix et autres systèmes de cultures de graines révolutionnaires. Il y a là quelque chose qui dépasse son mysticisme tranquille et rêveur. D’autres djeun’s, fort heureusement, sont payés comme salariés dans le salon pour vendre qui une revue, qui un label, qui des crêpes bio jambon-fromage.
Pourtant, la boboisation de l’est parisien qui n’est plus à prouver pourrait si facilement s’étendre, avec un peu de marketing et une animation adéquate, par les ligne 1 du métro et le RER A, du canal Saint Martin à l’orée du bois de Vincennes… Allons mesdames et messieurs les organisateurs de salon, pleeeaaase, faites quelques choses ! Le champ de bataille révolutionnaire n’est plus dans le Larzac, mais bel et bien quelque part entre Montorgueil et Ourcq !
par Maya
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QU’Y TROUVER : Laudamay propose avant tout de nombreux produits d’hygiène et d’entretien pour la maison, les mamans et les bébés. L’offre textile se limite aux chaussons pour bébés. Mais quelques accessoires de portage sont également disponibles.
STYLE : R.A.S.
PRIX : chaussons pour bébés 25 euros
SITE : www.laudamay.com ; paiement en ligne par carte bleue, chèque, virement
MAYA : Choisissez le Poncho Aïska gris à 135 euros, très chic et pratique
QU’Y TROUVER : La panoplie du berger et de la bergère des temps modernes - des sacs en cuir de vachette (sacs à dos, gibecière, pochettes, serviettes), des chaussures (avis aux amateurs de « lutènes » et de « brodequins »…), une cape et une houppelande (eh oui !). Les brebis et moutons ne sont pas vendus avec.
STYLE : Poétique, forcément… « Depuis toujours, le berger parle aux étoiles, son sac reste le témoin silencieux et fidèle du mystérieux tutoiement de l'homme avec le ciel. » nous dit Jean-Pierre Romiguier depuis son Larzac
PRIX : Le prix de la vraie poésie (qui n’en a pas) – de 285 à 305 euros pour une paire de brodequins, 1250 euros pour une houppelande, 40 euros pour des mules, de 200 à plus de 400 euros pour un sac selon les modèles… hors taxes et frais d’expédition !
LE SITE : www.lesacduberger.com ; paiement par carte bleue (via Paybox) chèque ou virement bancaire
MAYA : Dans le sac du berger de Jean-Pierre Romiguier, on trouve certainement du saucisson, un bon couteau, une bouteille de vin rouge et un quignon de pain frais pour rêver jusqu’au bout du temps de Robin des Bois !
QU’Y TROUVERAI-JE ? Des objets du commerce équitable. En plus des objets d’artisanat, des soins du corps et de l’alimentation, Ornibus distribue une sélection de vêtements pour bébés, femmes et hommes, principalement les marques Azimuts Artisans du Népal et Ideo
STYLE : celui de Ideo et Azimuts, sans surprises
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LE SITE : Très simple et efficace malgré une ergonomie limitée (pas de page retour, pas de barre de navigation permanente et détaillée). Paiement par chèque ou par carte bleue, livraison en colissimo suivi 6 jours après la réception du paiement
MAYA : Une offre un peu réduite...Si vous avez déjà passé commande, j’attends vos commentaires et suggestions !
Aujourd’hui 8 mars 2006, Journée Internationale des Femmes, rappelons que les femmes de la planète sont part du combat de tous ceux qui soutiennent la mode éthique : celles qui travaillent pour nourrir leur famille, celles qui créent de petites entreprises, celles qui se battent pour l’égalité, celles qui luttent pour l’environnement, contre la violence et la maladie … celles qui tous les jours achètent des vêtements.
Du côté des organes officiels, les tables rondes des Nations Unies mettent cette année l’accent sur la place des femmes dans la prise de décision (http://www.un.org/events/women/iwd/2006/decision-making.html) et soulignent leur sous représentation au sein des différents pouvoirs : économiques, politiques, sociaux. A Bruxelles, le Parlement Européen donne un "carton rouge à la prostitution forcée" dans le cadre des évènements sportifs...
Parmi les mouvements civils, notons celui de la Grève Mondiale des Femmes, né en Irlande en 1999 et qui regroupe aujourd’hui les femmes de plus de 60 pays (11 coordinations). Sous le slogan « Invest in caring, not killing », ce mouvement souhaite que les dépenses militaires soient utilisées pour le développement et le soutien aux populations civiles.
Pour en savoir plus :
Le site des Nations-Unies consacré à la Journée Internationale des Femmes
http://www.un.org/events/women/iwd/2006/
Le réseau des Nations Unies pour l’égalité
http://www.un.org/womenwatch/
Global Women Strike
http://www.globalwomenstrike.net/

par Maya
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Plusieurs marques de mode éthique seront présentes au prochain salon Vivre Autrement : Seyes (www.seyes.fr), Fibris (www.fibris.fr), Cantate du Chanvre (www.cantate-du-chanvre.com) ou Tudo Bom (www.tudobom.fr).
Pour consulter en ligne la liste des exposants (format pdf) :
http://www.spas-expo.com/vivre_autrement/salon_vivre.html
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SEYES ? Lauréat du prix de la mode éthique l’an dernier, la jeune marque de tricots Seyes semble se donner les moyens marketing de conquérir son marché. Se targuant d’une approche « révolutionnaire », les créateurs Hervé Guétin et Stéphane Martin propose une collection de tricots pour hommes et femmes fabriquée en conformité avec un cahier des charges le plus contraignant possible : certification néerlandaise SKAL pour la qualité du coton, labellisation française AB (Agriculture Biologique), confection française, commerce équitable… Le site très pédagogique www.lepulloverseyes.com est le premier à détailler avec autant de précisions la filière de fabrication de vêtements labellisés « bio ». Après une récolte du coton en Turquie à un prix 20 à 30% supérieur au cours local, la filature serait réalisée en Autriche (un drapeau semble indiqué qu’il s’agit de ce pays) puis la confection en France. Seyes veut faire reconnaître ses produits grâce à une graine de coco artisanale fabriquée au Brésil.
ACHAT EN LIGNE : Sur le site de Seyes, deux modèles pour femme et deux modèles pour homme sont en vente
PRIX : petit pull en jersey pour femme 79 euros, col roulé 80 euros, pull pour homme 95 euros
LE SITE : www.seyes.fr ; un des sites de marque les plus aboutis, on sent l’investissement réel ; paiement par CB ou chèque, délai de livraison : 4 à 8 jours. Egalement http://www.lepulloverseyes.com/home.htm
MAYA : la collection est un peu courte en ligne (4 modèles), mais on souhaite un prompt développement aux tricots Seyes. Seyes sera présent sur le Salon Vivre Autrement au Parc Floral de Vincennes, du 17 au 20 Mars prochain.
QU’Y TROUVER : serviettes de bain, couches lavables, pulls en alpaga, laine, chanvre, lin, pantalons et chemises, sous-vêtements, chaussettes et collants pour femmes, enfants, bébés et hommes. Egalement laine à tricoter. Catalogue assez fourni.
STYLE : nature et décontracté, quelques coloris vifs pour les pulls et chemises ; lingerie très classique
PRIX : tee-shirt 23 euros, pull 100% alpaga 110 euros, top femme 17 euros, pantalon pour homme environ 65 euros, pyjama pour enfant 38 euros
LE SITE : www.fibris.fr ; très simple mais comportant des photos des produits bien visibles, paiement par chèque ou carte bleu, pas de frais de livraison
MAYA : pour les parisiens, visiter la boutique 40, boulevard Saint Marcel dans le 5ème arrondissement ; Fibris est particulièrement présent dans les foires et salons bio comme Vivez Nature ou Marjolaine.
« Cromarty, vent de secteur nord revenant ouest force 3 à 4 puis fraîchissant 6, des averses, visibilité bonne. »
La marque qui parraine le poétique bulletin de météo marine tous les soirs à 20h05 sur France Inter propose une collection de chandail marin depuis 1850.
Saint James commercialise aujourd’hui quelques modèles en coton biologique (débardeur, tee-shirt, pantalon, blouson…) pour femmes. La liste des points de vente est visible en ligne sur le site.
www.saint-james.fr
Avec la gamme Be B.I.O., Somewhere décline pantacourts, pulls, tuniques, tee-shirts et débardeurs pour femme (un modèle de pull pour homme seulement) en coton biologique. La collection réalisée en voile de coton, maille 100% coton et coton double face, dans des coloris doux et « nature » (écru, bleu ciel, parme, vieux rose, vert amande…) est vendue sur internet dans la boutique « Be B.I.O. ».
PROMESSE : Du coton biologique ...Somewhere ne donne toutefois aucune indication sur la fabrication des produits et l’origine des matières premières. Aucun label de certification n’est affiché.
PRIX : pantacourt à 27,90 euros, 14,90 euros pour un débardeur,16,90 euros le short + 5,32 euros de frais de traitement de dossier
LE SITE : www.somewhere.fr ; toute la logistique du groupe Redcats : hotline, formulaire en ligne, paiement par CB ou carte Kangourou en ligne, chèque, espèces ou chèques Kadeos à la livraison à domicile ou dans un point de retrait , également contre-remboursement
MAYA : Du coton bio non certifié, assez tendance sans prise de risque du point de vue stylistique ; on reste dans le style sportswear - nature avec des produits confortables pour une femme sans âge