ALTERMODE, le blog de la mode écologique et équitable

Enfin un site sur la mode écologique et équitable  ! Annuaire, comparateur et journal, ALTERMODE est là pour guider celles et ceux qui souhaitent s'habiller en respectant l'environnement tout en soutenant les économies en développement, qui représentent 99% de la production dans le secteur du textile et de l'habillement.

1 - Où acheter sur le web et dans les boutiques : bonnes adresses, bons plans

2 - L'actualité de la mode "éthique"

3 - Quelques explications pour mieux comprendre

4 - Vos réactions et vos contributions

Pour me contacter : altermode@hotmail.fr

 

 

 

 

Jeudi 28 juin 2007

Demain samedi 29 juin démarre l'exposition "L'étoffe des héroïnes" au Petit Palais à Paris. L'occasion de découvrir 45 pièces fabriquées à partir d'étoffes recyclées par une quinzaine de femmes en insertion sociale participant à l'atelier animé par Sakina M'sa depuis 2006... et tout le talent de cette styliste souvent récompensée pour son courage et sa détermination.

Du 29 juin au 19 août 2007
Entrée libre et gratuite
Avenue Winston Churchill - 75008 Paris

Standard : 01 53 43 40 00



RDV sur le site pour voir et revoir les dernières collections de Sakina M'sa :
http://www.sakinamsa.com/

Ce qu'on peut lire sur le web  :

http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6228&document_type_id=2&document_id=29686&portlet_id=14049
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-929236@51-923549,0.html
http://www.lexpress.fr/mag/tentations/dossier/mode/dossier.asp?ida=458257

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Jeudi 28 juin 2007

Mercredi 20 juin, la Fédération Française de Prêt-à-Porter a décerné un prix "Elan de la mode" à douze entreprises françaises engagées dans la mode éthique. "La Fédération reconnaît douze entreprises françaises  qui s'engagent dans le développement durable", déclarant que "vocation citoyenne et esprit d'entreprise ne sont pas incompatibles" et appelant à "combattre l'idée reçue qu'une entreprise éthique n'est pas viable".
Les lauréats sont Armor-Lux, article.23, Ekyog, Idéo, KanaBeach, Katherine Pradeau, La Vie Devant Soie, Les Fées de Bengale, Misericordia, Sakina M'sa, Seyes, Veja. Les prix ont été remis par Cristina Owen-Jones, ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO, en présence de la présidente de Chanel SAS Françoise Montenay et de Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris chargée du petit commerce, et de nombreuses personnalités du milieu de la mode.

En savoir plus :

http://www.pretaporter.com/fr/index.php?fuseaction=3663&PHPSESSID=8015e1ce8147f2ff0578e11cdb7d9582

http://www.fashionjob.be/news/news.php?id=19106

http://madame.lefigaro.fr/mode/en-kiosque/571-un-nouvel-elan-pour-l-ethique

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Mercredi 27 juin 2007

On y échappera pas ! Etre féru d'achats éthiques n'empêche pas de succomber aux soldes d'été. Petit tour d'horizon des boutiques en ligne où on peut se faire plaisir.

www.modetic.fr

Un multimarques qui propose des modèles pour hommes, femmes et enfants de chez Ideo, Tudo Bom? ou Ethos avec des réductions de 20 à 50%

www.rushcollection.fr

Retrouvez-y Misericordia à prix réduits.

http://www.voice-tm.com

Un autre multimarques spécialisé cette fois-ci sur lequel sont soldés des baskets Veja ou des tee-shirts Switcher ainsi que des bijoux.

http://www.wonderful-monde.com

 Des tee shirts, des chemises, des doudounes et des pulls en polairs soldés de -60% à -20%

http://www.seyes.fr

Seyes solde ses polos chics à 50% !


Signalons également :

La vente privée IDEO

http://www.ideo-wear.com/images_new/vrac_visuels/flyer-vente-privee.jpg

Vente privée exceptionnelle chez Ideo. Faites le plein de vêtements en coton
bio, soie et Alpaga naturels les 5, 6 et 7 juillet découvrez un grand nombre
de produits des collections Eté 07 et Hiver 06 de -20 % à -50 %

Les 5 et 6 juillet de 12h à 20H
Le samedi 7 juillet de 10H à 18h

Adresse : IDEO - 172 - 174, rue de Charonne - Paris 11 ème Métro Alexandre
Dumas - ligne 2 Bâtiment A (en rentrant à droite) et troisième étage.

Après 18h, entrée par le 1, rue Robert et Sonia Delaunay. Sonnez à Ideo.

 

La vente POULPICHE à Lille

Samedi 30 juin de 11h à 20h

Chez Ann-Gisel GLASS

  44 Rue Saint Sébastien
  59000 LILLE

Plus d'informations sur :

http://www.anngiselglass-bootik.com/pages/indexpag.html



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Lundi 11 juin 2007

Vous l’avez certainement vu en tête de gondole au rayon Economie de votre librairie ; Les aventures d’un tee-shirt dans l’économie globalisée paru dans sa traduction française chez Fayard il y a quelques semaines, mérite le détour d’Altermode. Professeur de commerce international et de finance à l’université Georgetown de Washington, Pietra Rivoli a mis ses compétences d’analyse au service du marché textile, livrant un ouvrage à la fois sérieux et facile d’accès.

Ce sont les manifestations d’étudiants altermondialistes en 1999 qui déclenchent le tour du monde de Pietra Rivoli. Le propos est découpé en quatre chapitres. Après l’histoire du marché du coton aux Etats-Unis, premier producteur mondial (chapitre 1), le coton arrive en Chine pour être transformé en tee-shirt (chapitre 2). Dans le troisième chapitre, l’auteur s’attarde sur les conséquences de la réglementation excessive du marché avant de s’intéresser à l’essor du recyclage (chapitre 4).

En bonne économiste américaine, Pietra Rivoli nous livre sa confrontation des réalités de ce marché avec ses principes libéraux. Parmi les questions sous-jacentes de ce livre : pourquoi ce marché n’est-il pas libéral, c’est-à-dire dénué d’entraves ?  Est-ce vraiment le libéralisme (i.e. la mondialisation « sauvage » montrée du doigt par les altermondialistes) qui est à l’origine des déséquilibres sur ce marché et des effets pervers qu’il subit ?  La libéralisation totale du marché ne serait elle pas justement sa planche de salut ?

Quelques idées clés de l’auteur

Sur l’Etat américain

Le chantre du libéralisme est responsable des maux du marché mondial du textile.

En surprotégeant la culture du coton au moyen de subventions (4 milliards de dollars soit « plus que le PIB de plusieurs pays producteurs de coton parmi les plus pauvres de la planète ») et d’une organisation particulièrement efficace (apports de centres de recherche scientifiques, super-mécanisation de la récolte, coopératives), les Etats-Unis conservent artificiellement une suprématie sur un marché totalement entravé.

Sur la politique des quotas

Sur le marché des fibres, accessoires et produits finis, le système de quotas mis en place dans le cadre des Accords Multifibres depuis 1974 a entraîné de nombreux effets pervers. Non seulement il n’a pas permis de sauvegarder les emplois aux Etats-Unis, mais il a aussi généré une baisse de compétitivité des entreprises américaines à cause des coûts supplémentaires liés aux barrières à l’entrée imposées par les organisations textiles aux importations de matières premières.

La « foire aux quotas » consistait initialement à accorder des quotas à certains pays plutôt qu’à d’autres pour certains articles. Résultat : les entreprises ont localisé leur production dans des pays différents au gré des quotas (Maurice, Maldives, Hong-Kong, Malaisie, Cambodge, Kenya, Lesotho…). Un jeu de réexpédition des produits initialement fabriqués en Chine  mais expédiés depuis un pays « autorisé » avec une étiquette frauduleuse a vu le jour. Ce système a permis à des pays exportateurs de s’enrichir en vendant des quotas à ceux qui en avaient besoin. Les accords multifibres ont ainsi créé une industrie textile dans certains petits pays « de toutes pièces ». Tandis que d’autres pays, n’ayant pas reçu de quotas de la part des Etats-Unis, n’ont jamais pu développer leur industrie textile.

Enfin, les blocages américains sur des fibres et produits « de base » ont été compensés par une créativité sans bornes en matière de fibres synthétiques du côté des entreprises chinoises, qui ont également cherché à monter en gamme.

Sur les sweatshops

Assurément il n’est pas question de s’apitoyer sur le sort des milliers d’ouvriers qui travaillent dans les sweatshops en Chine et ailleurs. Le travail dans les usines textiles est même une chance d’émancipation pour les paysannes chinoises.

Pourtant, on comprend que, de tous temps, le secteur textile a du son essor à une main d’œuvre bon marché, si ce n’est réduite à l’esclavage. Ainsi, aux Etats-Unis, le boom de la culture du coton au 19ème siècle est intimement lié à l’esclavage.

Si Pietra Rivoli nous livre des témoignages sur la pénibilité du travail dans le secteur textile, c’est pour mieux montrer en quoi ce travail peut mener à une libération de l’individu qui s’échappe de la société agraire traditionnelle pour devenir un véritable ouvrier indépendant en milieu urbain.

Sur l’Afrique

Si le secteur textile africain ne réussit pas à décoller, c’est que l’Etat ponctionne l’essentiel de ses revenus. Les fermiers africains n’ont pas accès directement au marché mondial du coton puisqu’ils sont obligés de vendre leurs balles de coton à l’Etat à un prix dérisoire.

Mais en Afrique, un marché libre s’épanouit merveilleusement : celui du recyclage – vêtements de seconde main, chiffons – des vêtements à peine portés par les habitants des pays riches et déjà démodés. Si les organisations caritatives ne parviennent pas à « donner » les vêtements aux populations africaines, de nombreux africains tirent partie de cette chaîne qui commence en Europe et aux Etats-Unis sous la forme de don désintéressé et s’achève sur un marché libre, comprenant importateurs et revendeurs en tous genres. Pour Pietra Rivoli, pas question de misérabilisme : les africains sont « mieux habillés » et ce commerce est « joyeux ».

Conclusion : un grand village

Le monde de Pietra Rivoli est un peu comme un grand village. Les Etats sont les « méchants » qui veulent imposer des barrières entre les hommes et les militants ou « activistes »  altermondialistes sont des naïfs idéalistes. Les entreprises ne sont presque jamais condamnables. Elles font ce qu’elles peuvent avec les contraintes imposées par les Etats. Quant aux salariés, ils sont capables de tout pour avoir une vie meilleure. Et c’est leur droit le plus élémentaire.

Les incidences du consumérisme au plan écologique sont passés sous silence : ni les dégâts de la culture du coton et de sa transformation en fibre sur l’environnement, ni la question du cycle infernal de la consommation textile ne sont évoqués dans ce livre.

En savoir plus :

La page de Pietra Rivoli sur le site de l’Université de Georgetown (Washington)

http://faculty.msb.edu/rivolip/

Quelques articles :
http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/1425/Autour_du_monde_en_tee-shirt.html
http://www.alternatives-economiques.fr/lectures/L259/NL259_002.html
http://www.marianne-en-ligne.fr/selection/virtual/coupdegueule/e-docs/00/00/F2/E5/document_selection.phtml

Le Journal du Net nous livre un joli diaporama sur le voyage du tee-shirt :
http://www.journaldunet.com/economie/expliquez-moi/itineraire-tee-shirt/index.shtml

 

par Maya publié dans : Bonne(s) lecture(s) !
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Lundi 11 juin 2007
Dégât collatéral dans la mondialisation du marché textile ce week-end. Le patron  fondateur de l'entreprise de chaussures de sécurité Jallatte, Pierre Jallatte, s'est suicidé à son domicile de Nîmes. Agé de 88 ans, parti à la retraite en 1983, il n'a pas supporté la décision de délocalisation de la production en Tunisie, imposée par les actionnaires du groupe italien JAL.

"L'acte de Pierre Jalatte est un acte courageux. C'est le geste d'un homme de grand charisme qui ne supportait pas l'échec. Ce geste, il l'a fait pour nous sauver car il ne supportait pas l'idée que le fric puisse gâcher des vies humaines", a dit dimanche à Reuters Jean-François Anton, délégué CGT de l'usine Jallatte.

http://www.jallatte.fr/

http://fr.news.yahoo.com/10062007/290/chagrin-et-colere-apres-le-suicide-du-pere-de-jallatte.html
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Lundi 11 juin 2007
Découvrons une marque d'accessoires recyclés très tendance : Gooc.


Extrait de Fashion Mag (voir www.fashionmag.fr):
Présent dans douze pays et dans plus de 5 000 points de vente à travers le monde, Gooc surfe, et ce depuis plus de vingt ans, sur la vague de l’esprit « écolo-nature ». Destinée aux hommes et femmes sensibles à leur environnement, la marque brésilienne débarque pour la première fois en France cet été. L’idée ? Les tongs de la griffe sont fabriquées à partir de caoutchouc de pneus recyclés.


Modèle de tong Gooc


Conçues selon des rites ancestraux vietnamiens, les collections allient pneus et fibres de lin recyclés. Située à Bahia, l’unité de fabrication Goóc apparaît comme l’une des pionnière dans la fabrication de semelles réalisées à partir de caoutchouc recyclé de pneus contribuant ainsi à faire du Brésil le deuxième pays de recyclage des pneus.

« Un concept de fabrication de chaussures intimement lié à l’histoire de son créateur », comme l’explique le communiqué. En 1986, le Vietnamien Thaï Quang Nghia fonde le groupe Domini avec le souhait d’utiliser des produits recyclés. Pari gagné puisqu’aujourd’hui le groupe compte trois marques : Goóc, Koan et Omely.

E
n France, Goóc confie sa distribution à Fabrice Boucher et Hervé de Bloteau, deux jeunes entrepreneurs de la société Do Brasil. André et Besson ont déjà été séduits. Mais ce ne sont pas les seuls ! Soixante-cinq autres points de vente multimarques l’ont également adoptée ainsi que les Galeries Lafayette qui, en mars dernier, présentaient en exclusivité des modèles Goóc. Les ventes ont même dépassé les objectifs, atteignant jusqu’à 25 % des 2 500 euros de chiffre d’affaires journalier réalisé par l’espace chaussure en semaine (et 5 000 euros le samedi).

Depuis plusieurs mois, les mots « Bio », « Nature », « Equitable » sont sur toutes les langues. Les produits recyclés ou écologiques s’imposent sur la plupart des marchés et notamment ceux de la beauté, de la mode et de la chaussure. Ce dernier accueille des marques particulièrement impliquées, comme Veja, U-roads, Bionat, et Goóc bien sûr, qui n’hésitent pas à faire de l’environnement leur priorité et la France l'un de leurs nouveaux marchés.

Pour en savoir plus :
http://maillardhebdo.com/?cat=63
http://www.sapatariasaovicente.com.br/index.php?mod=mat&id_materia=255

Pour acheter chez Sarenza :
http://www.sarenza.com/Brand.aspx?Marque=Gooc&LangCode=fr

par Maya publié dans : Où acheter
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Mercredi 16 mai 2007
Le journal Le Monde a dépêché une journaliste à l'Ethical Fashion Market qui s'est tenu dimanche dernier au Cabaret Sauvage, dans le parc de la Villette à Paris.

Dans un article intitulé "Le développement durable inspire la démarche de certains stylistes", nous retrouvons les portraits de Sira Keita, créatrice nordiste de Poulpiche, et de Sophie Young, créatrice de la marque de sous-vêtement g=9.8.

Lire l'article du Monde :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-910832@51-910928,0.html

Le site de Poulpiche, sur lequel vous pouvez acheter en ligne quelques modèles :
www.poulpiche.com

Le site de g=8.9
www.g98.fr
par Maya publié dans : Lu/Vu dans la presse
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Mercredi 16 mai 2007
Un article dans Libération au sujet du bambou est l'occasion de reparler de cette fibre qui  intéresse beaucoup les lecteurs d'Altermode.

Depuis la fin des années 1990, les fournisseurs de l'industrie textile ont beaucoup investi en R&D pour être capables de proposer des fibres nouvelles, d'origine végétale, moins polluantes et coûteuses pour l'environnement que le coton. Publié en 1999, le livre "A la recherche du vêtement écologique" (de Gérard Bertolini et Pierre Melquiot), évoque le lin, l'écorce battue d'hibiscus, de bananier ou de baobab, le sisal, le coco, le raphia, le chanvre... mais le bambou n'existe pas encore dans cette analyse. Le bambou est donc très récent et a connu un développement très rapide sur le marché. Les fournisseurs chinois de la grande distribution se sont bien vite adaptés à la demande de leurs clients (cf la collection proposée par Tex de Carrefour).

Aujourd'hui, de nombreux distributeurs et marques proposent des vêtements et du linge de maison en bambou et la fibre n'a plus rien d'"exclusif" et de haut de gamme. Dans la grande distribution, le groupe Spilan propose depuis plusieurs années des modèles en bambou 100% ou en fibres mélangées (cachemire et bambou...) à bas prix chez Carrefour, Casino ou Auchan et en VPC chez Quelle ou les 3 Suisses.

Sous la bannière écologique, des marques plus pointues comme Ekyog ont développé des gammes complètes de vêtements en maille. Bambou rime alors avec "zen" et "décontraction". Le bambou, argument marketing en soit, compose l'identité du vêtement, engendrant une curiosité supplémentaire chez le consommateur. Le bambou, plante connue dans les jardins français et utilisées pour la fabrication de mobilier estival,  possède une connotation forte de "nature" légèrement exotique, aérienne et fantasmée. En cela, le bambou, contrairement au coton bio, établit un rapport nouveau entre le consommateur et son environnement. Il en va de même pour d'autres fibres végétales nouvelles comme les algues.

Pour celui qui le porte, les qualités vantées du vêtement en bambou seraient : le confort, la douceur, l'absorption de l'humidité et de la transpiration, un effet antibactérien, hypoallergénique. Pour l'environnement, d'autres qualités écologiques sont décrites : une pousse très rapide avec une consommation d'eau moins importante que le coton, une absoption forte du CO2 permettant de lutter contre l'effet de serre, il empêche l'érosion dans les régions du monde confrontées à l'assèchement...

Toutefois le bambou est loin de faire l'unanimité au sein des professionnels. En effet, en y regardant de près, on observe que
si la culture de la plante semble relativement inoffensive, la fabrication de la fibre de bambou ne paraît pas si écologique que cela. Le bambou, comme toutes les formes de viscose (utilisation de la cellulose contenue dans un végétal), nécessite de nombreux traitements avant de devenir une fibre tissable. Rien ne garantit que les fabricants, pour la plupart asiatiques, soient encouragés à développer des processus comprenant de moins en moins de produits chimiques.

Nous ne pouvons qu'encourager les lectrices et lecteurs à apporter leur contribution sur ce sujet controversé.

Pour en savoir plus (quelques pistes) :

Pour les professionnels qui s'interessent à cette fibre, rien de tel qu'un tour à Première Vision pour faire le point sur les dernières fibres et innovations avec les fabricants de maille (Bel Maille, Louis Vidon, Deveaux, Bugis pour les français).

L'article de Libération :
http://www.liberation.fr/culture/tentations/253131.FR.php

Le site d'Ekyog :

www.ekyog.com


Le bambou dans la grande distribution :

www.spilan.fr

Egalement :
Tex de Carrefour
http://www.carrefour.fr/emag/maison_jardin/477-article-la-gamme-bambou.htm
et celui de son fournisseur chinois
http://www.bambrotex.com/

Les chaussettes en bambou de Socks in The city :
http://www.chaussettes.fr/boutique/liste_produits.cfm?code_lg=lg_fr&type=2


La polémique sur certains sites :
http://odcfutur.free.fr/bambou-fibre-contest.htm
par Maya publié dans : Quoi de neuf
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Jeudi 10 mai 2007
La semaine dernière s'est tenue à Londres une semaine de débats organisée par le London College of Fashion sur le thème "Is Green the New Black?".

Reprenant une question déjà posée par Suzy Menkes dans le Herald Tribune (17 avril 2006), cet intitulé simple couvrait une foultitude de problématiques complexes liées à la mode éthique. Journalistes spécialisés, responsables du développement durable pour de grandes compagnies (comme Marks & Spencer), entrepreneurs "verts" ont débattu sur les sujets suivants : que faut-il faire pour que le monde de la mode accorde encore plus d'importance à la mode éthique ? quel est le rôle de la presse ? qu'est-ce qui est éthique et qu'est ce qui ne l'est pas ? que doivent faire les gouvernements ?...

Il semble en tout cas que les Britanniques n'aient pas perdu leur approche pragmatique de la question, englobant en particulier l'évaluation des dépenses énergétiques liées au cycle de vie du vêtement (les matières dites naturelles sont -elles réellement plus écologiques ? les premiers efforts à faire pour chaque consommateur ne concernent-ils pas l'entretien du vêtements...? etc).


Le site du London College of Fashion (on espère une mise en ligne rapide de videos ou de comptes-rendus...)
http://www.fashion.arts.ac.uk/green.htm

Un article de nos confrères de Treehugger
http://www.treehugger.com/files/2007/05/the_big_green_d.php

L'article de Suzy Menkes
http://www.iht.com/articles/2006/04/17/style/feco.php

Un compte rendu de bloggeur :
http://showstudio.com/blog/21237
par Maya publié dans : Quoi de neuf
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Vendredi 27 avril 2007
Lecteurs et lectrices, à vos calepins pour noter la date du prochain Ethical Fashion Market qui se tiendra le 13 mai prochain, au Cabaret Sauvage de 11 heures à 22 heures.

59, boulevard Mac Donald
7509 Paris
Métro Porte de la Villette

Pour plus d'informations, vous pouvez vous reporter au site
www.ethicalfashionshow.com

Ce marché de la mode éthique clôt la quinzaine du développement durable qui démarre ces jours-ci partout en France.
par Maya publié dans : Où acheter
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