
Dans un article, le Journal du Textile (30 janvier 2006) affirme que « la complexité de la fabrication limite les possibilités ».
La création d’un espace de 400m2 exclusivement consacrés au prêt-à-porter féminin éthique au dernier Salon du Prêt-à-Porter de Paris-Porte de Versailles visait à structurer et rendre l’offre plus visible sur le marché. Soutenir l’offre « encore microscopique » doit en effet encourager le développement de marques confrontées à des problématiques de sourcing complexes : des minima de commande de tissu particulièrement élevés, la difficulté de mettre en place des ateliers qualifiés aux quatre coins de la planète, le temps de formation nécessaire à l’apprentissage de la confection de produits nouveaux plus élaborés…
Grâce à des réseaux de ventes étoffés, Monoprix, Somewhere, Nature et Découvertes ou Armor Lux ont pu se lancer sans risques et avec succès dans la commercialisation de lignes plutôt « basiques » de tee-shirts, de tops et de pantalons en coton. Mais pour les petites marques émergentes comme Ideo, Misericordia, Seyes ou Les Racines du Ciel, c’est encore le parcours du combattant. Les difficultés de l’approvisionnement découragent la créativité des stylistes. Sans compter que les grossistes et détaillants ne sont pas sensibles au discours éthique. Pour le Journal du Textile, le développement encore embryonnaire de la certification et donc l’absence de marketing autour de la mode éthique sont responsables de ce désintérêt. Depuis peu, Max Havelaar, Skal International et Yamana certifient le coton bio et le coton équitable. Les autres matières premières ne font l’objet d’aucune labellisation.
Malgré un réel intérêt des consommateurs (surtout urbains, ayant fait des études supérieures et âgés de plus de 30 ans), l’offre d’habillement en France reste donc placée sous le signe de la mode et du produit, non de la démarche.
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