Revue de presse : le succès de la mode éthique vu par le Journal du Textile

Publié le par Maya

Le Journal du Textile (8/10/2006) publie pour la deuxième semaine de suite un dossier « Textile Equitable ».

 

Après un retour sur le succès en 2005-2006 du coton équitable Max Havelaar et de la démarche de l’association Yamana, l’article met le doigt sur « la complexité du sujet » et pose la bonne question : « que faut-il entendre par « mode éthique (ou équitable) » ? ». La réponse combinerait critères environnementaux et critères sociaux mais, formatée pour les besoins du marketing et de la communication, serait incompréhensible pour 99% des consommateurs… Pour le Journal du Textile, cette incapacité à communiquer la complexité du produit au consommateur par le biais d’un message simplifié explique que les marques de mode éthique se soient jusqu’à présent cantonnées à une distribution spécialisée. C’est le circuit de distribution multimarque qui prend en charge la communication des marques, avec l’efficacité réduite que l’on imagine.

 

A côté des jeunes « pure players » (sont cités Seyes et Ekyog), les nouvelles collections de « basics » vendues par dizaine de milliers de pièces chez les distributeurs comme Cora, Celio, Camif, Monoprix ou Intermarché, qu’elles soient sous marques de distributeur ou non, sont soutenues par l’innovation des fabricants de tissu. Progressivement, en s’assurant des débouchés, des fabricants français comme Springway (protéines de lait, cellulose de pin, bois, maïs, …) ou Hempage (chanvre) facilitent l’accès des marques à l’innovation. Outre-manche, le même phénomène se produit : les marques Gossypium, People Tree et Hug sont soutenues par l’innitiative d’enseignes comme Top Shop et Sainsbury’s.

 

Dans un article final, les dirigeants de Côté Nature, PME roannaise, fabriquant et concevant des produits en coton bio, prédisent la formation d’une sorte de goulot d’étranglement pour l’approvisionnement en coton bio dans les prochains mois. La forte croissance de la production bio des enseignes comme Carrefour  (plusieurs centaines de milliers de pièces) risque de générer une pénurie de coton pour les petites marques et enseignes.

 

L’étape suivante verrait la reconversion progressive de l’industrie du coton mondiale vers le bio, permettant à l’offre de rencontrer la demande. Faut-il comme Safia Minney de People Tree y voir « le début d’un grand changement pour l’industrie de la mode » et ses circuits d’approvisionnement ?


Le site du Journal du Textile

www.journaldutextile.fr

 


 


 


Publié dans Lu-Vu dans la presse

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