Lu/Vu dans la presse

Jeudi 23 février 2006

Dans un article, le Journal du Textile (30 janvier 2006) affirme que « la complexité de la fabrication limite les possibilités ».

 

La création d’un espace de 400m2 exclusivement consacrés au prêt-à-porter féminin éthique au dernier Salon du Prêt-à-Porter de Paris-Porte de Versailles visait à structurer et rendre l’offre plus visible sur le marché. Soutenir l’offre « encore microscopique » doit en effet encourager le développement de marques confrontées à des problématiques de sourcing complexes : des minima de commande de tissu particulièrement élevés, la difficulté de mettre en place des ateliers qualifiés aux quatre coins de la planète, le temps de formation nécessaire à l’apprentissage de la confection de produits nouveaux plus élaborés…

 

Grâce à des réseaux de ventes étoffés, Monoprix, Somewhere, Nature et Découvertes ou Armor Lux ont pu se lancer sans risques et avec succès dans la commercialisation de lignes plutôt « basiques » de tee-shirts, de tops et de pantalons en coton. Mais pour les petites marques émergentes comme Ideo, Misericordia, Seyes ou Les Racines du Ciel, c’est encore le parcours du combattant. Les difficultés de l’approvisionnement  découragent la créativité des stylistes. Sans compter que les grossistes et détaillants ne sont pas sensibles au discours éthique. Pour le Journal du Textile, le développement encore embryonnaire de la certification et donc l’absence de marketing autour de la mode éthique sont responsables de ce désintérêt. Depuis peu, Max Havelaar, Skal International et Yamana certifient le coton bio et le coton équitable. Les autres matières premières ne font l’objet d’aucune labellisation.

 

Malgré un réel intérêt des consommateurs (surtout urbains, ayant fait des études supérieures et âgés de plus de 30 ans), l’offre d’habillement en France reste donc placée sous le signe de la mode et du produit, non de la démarche.

 

www.journaldutextile.com

Par Maya
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Vendredi 21 avril 2006
La revue l'Express publie un long article sur les tendances de la consommation dite éthique dans son numéro daté du 20 avril 2006 (cahier Spécial Mode). La journaliste s'est notamment intéressée à la démarche timide des grands groupes du luxe comme L'Oréal (nouveau propriétaire de The Body Shop) ou LVMH et a interrogé des personnalités des média sur leurs habitudes de consommation.

L'article est lisible en ligne sur http://www.lexpress.fr/mag/tendances/dossier/mode/dossier.asp?ida=437824
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Vendredi 21 avril 2006
"For the cool and stylish, green is the new black" nous dit Suzy Menkes, incontournable rédactrice  de la rubrique "Style" du Herald Tribune (article du 17 avril 2006).
Madame Menkes nous dit que grâce à Bono et sa marque Edun ont peut enfin être activiste et sexy... A l'occasion de l'exposition organisée par le London Craft's Center "Well fashioned : Eco style in the UK" (23 mars-4 juin 2006), de nombreux jeunes stylistes mettent en oeuvre avec brio les principes de l'"eco-awareness" naguère initiée par Katharine Hamnett. Une belle chute en forme de provocation pour cet article significatif : "The day that a big brand endorses eco-principles and makes it a selling point will be a prized moment for planet fashion - and planet Earth."

L'article est lisible en ligne sur
http://www.iht.com/articles/2006/04/17/style/feco.php

Au sujet de l'expo "Well fashioned"...
http://www.craftscouncil.org.uk/Exhib/future/future.htm

Egalement sur le site du Vogue britannique :
http://www.vogue.co.uk/vogue_daily/story/story.asp?stid=34332
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Lundi 24 avril 2006
Dans son édition du 17 avril dernier, à l'occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable, le Journal du Textile met l'accent sur l'impulsion donnée au marché du coton équitable par le coton labellisé par "Max Havelaar".

En 2005, 4000 tonnes de coton labellisé en provenance d'Afrique subsaharienne ont été utilisées par un nombre de marques grandissants sur le marché français. 23 marques contre 8 en 2005 proposent des gammes de sous-vêtements, articles chaussants, prêt-à-porter et linge de maison. Le Journal du Textile précise " la démarche de Max Havelaar consiste à acheter le coton-graine à des producteurs certifiés à un cours plus élevé que le cours mondial (jusqu'à +70%)". Ce coton serait par ailleurs garanti sans OGM (mais pas encore biologique!). 

Client majeur du label Max Havelaar, La Redoute développe avec une forte réactivité son offre "équitable", notamment grâce à son site internet. Bien que cette gamme ne soit pas aussi rentable que l'offre "classique" et malgré le prix d'achat supérieur des produits, 112 000 tee-shirts en coton "équitable" auraient été vendus durant la saison automne-hiver 2005-2006.

www.journaldutextile.com

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Jeudi 11 mai 2006

Le Journal du Textile (8/10/2006) publie pour la deuxième semaine de suite un dossier « Textile Equitable ».

 

Après un retour sur le succès en 2005-2006 du coton équitable Max Havelaar et de la démarche de l’association Yamana, l’article met le doigt sur « la complexité du sujet » et pose la bonne question : « que faut-il entendre par « mode éthique (ou équitable) » ? ». La réponse combinerait critères environnementaux et critères sociaux mais, formatée pour les besoins du marketing et de la communication, serait incompréhensible pour 99% des consommateurs… Pour le Journal du Textile, cette incapacité à communiquer la complexité du produit au consommateur par le biais d’un message simplifié explique que les marques de mode éthique se soient jusqu’à présent cantonnées à une distribution spécialisée. C’est le circuit de distribution multimarque qui prend en charge la communication des marques, avec l’efficacité réduite que l’on imagine.

 

A côté des jeunes « pure players » (sont cités Seyes et Ekyog), les nouvelles collections de « basics » vendues par dizaine de milliers de pièces chez les distributeurs comme Cora, Celio, Camif, Monoprix ou Intermarché, qu’elles soient sous marques de distributeur ou non, sont soutenues par l’innovation des fabricants de tissu. Progressivement, en s’assurant des débouchés, des fabricants français comme Springway (protéines de lait, cellulose de pin, bois, maïs, …) ou Hempage (chanvre) facilitent l’accès des marques à l’innovation. Outre-manche, le même phénomène se produit : les marques Gossypium, People Tree et Hug sont soutenues par l’innitiative d’enseignes comme Top Shop et Sainsbury’s.

 

Dans un article final, les dirigeants de Côté Nature, PME roannaise, fabriquant et concevant des produits en coton bio, prédisent la formation d’une sorte de goulot d’étranglement pour l’approvisionnement en coton bio dans les prochains mois. La forte croissance de la production bio des enseignes comme Carrefour  (plusieurs centaines de milliers de pièces) risque de générer une pénurie de coton pour les petites marques et enseignes.

 

L’étape suivante verrait la reconversion progressive de l’industrie du coton mondiale vers le bio, permettant à l’offre de rencontrer la demande. Faut-il comme Safia Minney de People Tree y voir « le début d’un grand changement pour l’industrie de la mode » et ses circuits d’approvisionnement ?


Le site du Journal du Textile

www.journaldutextile.fr

 


 


 


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Lundi 12 juin 2006
Libé (10 juin 2006) se fait l'écho des rencontres nationales de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie") qui se sont tenues les 7 et 8 juin à la Maison de la Chimie à Paris. Le thème "Produits Verts et eco-consommation" fut en effet l'occasion d'évoquer la situation, les moyens et les objectifs du "marketing éco-responsable".
Reprenant une étude du cabinet Bio Intelligence Service, la journaliste nous fait état de l'impact environnemental d'un simple jean, de la confection à la fin de vie... et ce qu'on peut faire pour limiter les dégâts. Pas joli-joli...

La page de l'ADEME, avec une animation plutôt amusante :
http://www.ademe.fr/internet/video/produits_verts/pdts_verts.asp

Pour lire l'article de Libé ("Le marque de mon jean sur la planète", par Laure Noualhat) :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=389075


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Mercredi 21 juin 2006
Libé évoque le défilé "Mode Sans Toxiques" organisé par Greenpeace à Madrid lundi 19 juin 2006 pour soutenir le projet européen REACH contre les substances toxiques présents dans les objets de consommation courante. Les créateurs Ágatha Ruiz de la Prada, Anke Schlöder, Antonio Pernas, Carlos Díez, Carmen March, David Delfín, Hannibal Laguna, Ion Fiz, Jocomomola, Josep Abril, Juana Martín, Juanjo Oliva, La casita de Wendy, Locking Shocking, Luxoir et Txell Miras ont présenté leurs modèles sans plomb, nickel, phtalates, formaldéhyde, chrome 6 et arylamine.

Les pages de Greenpeace (avec diaporama)
http://www.greenpeace.org/france/news/greenpeace-presente-moda-sin

L'article du quotidien Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Article=391884

Pour les hispanophones, un article du quotidien ibérique El Mundo
http://www.elmundo.es/elmundo/2006/06/19/ciencia/1150715713.html


Par Maya
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Jeudi 13 juillet 2006
Le Journal du Textile a publié deux pages consacrées au textile équitable et bio pour les enfants, dans son numéro du 19 juin dernier. L'article recense les marques et leurs engagements : utlisation de fibres biologiques, recyclage, confection équitable... et souligne que malgré une communication "discrète", les parents sont dans un premier temps plus sensibles aux valeurs éthiques pour leurs enfants que pour eux-mêmes.

A côté des "gros" distributeurs habituels comme Okaïdi, Monoprix ou Vert Baudet et des spécialistes du vêtements éthiques pour adultes qui créent des lignes pour enfants (Tudo Bom?, American Apparel, Altheane, Ideo...), des marques spécialisées apparaissent : Babaloo (Royaume Uni), La Queue du Chat, Little Ones (Pays-Bas), Mei, Made in La P'tite Prairie et surtout Imps & Elfs, marque néerlandaise déjà distribuée en France dans une vingtaine de points de vente.

L'article suggère également que l'émergence de points de vente spécialisés sur Internet (comme Lilli Bulle ou Bébés en Vadrouille) et de boutiques "branchées" accompagne ces créations de marques. Toutefois, d'après le Journal du Textile, la communication autour du sens de l'achat éthique reste toujours difficile à mettre en place.

Les liens sur le web :

les vitrines des marques :
Imps & Elfs : www.imps-elfs.nl (un très beau site!)
La Queue du Chat : www.laqueueduchat.com
Babaloo : www.babaloo.co.uk
Made in La P'tite Prairie : http://www.la-ptite-prairie.com/
Altheane : http://www.altheane.com
Little Ones : http://www.littleones.nl/

les distributeurs "traditionnels" :
Vert Baudet : www.vertbaudet.fr
Monoprix : www.monoprix.fr
Okaïdi : www.okaidi.com

les nouveaux distributeurs :
Lilli Bulle : http://lillibulle.typepad.com/
Bébés en Vadrouille : http://www.bbenv.com
Par Maya
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Mardi 8 août 2006
Ce mardi 8 août, le journaliste Pierre Prakash publie dans Libération un dossier consacré à la situation des ouvriers du textile au Bengladesh, un des pays les plus pauvres de la région, où le smic dans le textile se monte à 10, 50 euros et "n'a pas été réévalué depuis 1994".

Les efforts de surveillance des centrales d'achat des multinationales qui s'imposent des audits sociaux réguliers ne semblent pas encore engendrer d'amélioration visible des conditions de travail et de rémunération des salariés de ce secteur. La présence des organismes de certification en charge des audits sociaux n'élimine pas le risque de corruption des inspecteurs et surtout n'est guère soutenue par les clients qui "ne s'intéressent qu'au prix, à la qualité et aux délais de livraison". Ces derniers profitent donc pleinement d'une situation dans laquelle les patrons "n'ont aucune conscience sociale" et les ouvriers "aucune conscience de leurs droits".

Des révoltes ont cependant éclaté en mai et juin derniers, rendant nécessaires des négociations tripartites visant à augmenter de façon conséquente les salaires, à faire respecter des conditions de travail décentes et à autoriser la présence des syndicats dans les usines. Mais l'influence des organisations patronales sur les syndicats naissants, mal organisés et encore exclus de l'entreprise, ne permet pas encore de réelles augmentations de salaire. C'est l'agressivité des foules lors des émeutes qui a permis de faire payer les heures supplémentaires et d'obtenir un jour de congé hebdomadaire.

Dans son éditorial, Pierre Haski formule l'interrogation "Les consommateurs sont-ils disposés à payer un peu plus cher pour garantir des conditions de vie décentes aux producteurs des pays en voie de développement? C'est toute la question, et elle s'adresse à chacun d'entre nous."

Cette état de fait ne doit toutefois pas masquer l'irresponsabilité fondamentale des donneurs d'ordres : agents de production et marques qui paraissent absents ou très timides dans leurs démarches éthiques. Les esclaves bengladais permettent surtout à l'industrie de la mode - marques et distributeurs - de maintenir des marges parfois colossales...

Car contrairement aux apparences trompeuses liées au passage à l'Euro et conformément aux évolutions de l'indice des prix à la consommation, le consommateur occidental, lui, plus que jamais victime du marketing des marques et de l'augmentation du coût de la vie, n'a pas bénéficié de prix moins élevés.

Lire les articles :
http://www.liberation.fr/actualite/economie/197623.FR.php

Le site français de SGS, numéro un mondial des organismes de certification: http://www.fr.sgs.com/fr/home_fr

Un exemple de croissance colossale des marges : celui du groupe GAP, Inc.
L'historique des comptes consolidés (page 17 du rapport annuel 2005) montre que la marge opérationnelle est passée de 2,2% en 2001 à 10,9% des ventes...
http://media.corporate-ir.net/media_files/IROL/11/111302/reports/AR_05.pdf
GAP fait partie des multinationales qui effectuent des audits sociaux. On peut s'informer sur les modalités de ces efforts sur le site de Gap, Inc.
http://www.gapinc.com/public/SocialResponsibility/socialres.shtml

En juillet 2006, Oxfam a profité de la coupe du monde de football pour publier un communiqué "carton rouge à Adidas"
http://www.oxfam.org/fr/news/2006/pr060707_labor
L'exemple d'Adidas montre que les groupes cotés qui affichent des ambitions éthiques pour mieux rentrer dans le champ de la "bonne gouvernance" ne sont pas encore irréprochables : les paroles (codes de conduite) sont souvent loin d'être suivis des faits...

Quant aux grands groupes ou PME textiles non cotés, et donc non soumis aux obligations d'information et de séduction de la Bourse, il s'agit là d'un "continent noir". Rien n'est moins sûr que la volonté des "petites" entreprises du textile familial de renoncer à une partie de leurs marges par pure philanthropie...

Par Maya
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Lundi 28 août 2006
Plenty Magazine nous fait découvrir la première collection des texanes Nancy et Lisa Mims de Mod Green Pod intitulée "The Jubilee Collection": très beaux tissus en coton biologique et papiers peints assortis garantis sans vinyl. Des création aux motifs damassés en plein dans la tendance, sans pour autant sacrifier aux principes de l'écologie !

Fabriqués aux Etats-Unis à partir de matières premières également issues du marché américain, les tissus sont vendus environ 100 dollars US du mètre. Ces produits ne sont malheureusement pas disponibles en France à l'heure actuelle ! Avis aux distributeurs...

Le site de la marque :
http://modgreenpod.com/

L'article de PlentyMag :
http://plentymag.com/products/2006/08/mod_green_pod.php

Un article du journal d'Austin (Texas) American Statesman.com, pour approfondir le sujet :
http://www.statesman.com/life/content/life/stories/style/08/24mims.html

Par Maya
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